mardi 13 décembre 2011

Mad Mumble.



Tandis que le premier volet d’Happy Feet s’intéressait à la quête d’un seul être (rappelant pour certains Tolkien) et à la compréhension (et l’assimilation) de sa différence, la nouvelle aventure de Mumble (toujours réalisée par George Miller) propose aux spectateurs une véritable histoire collective sur fond de fonte de glaces. Tout comme dans sa saga Mad Max, la fin du monde ne semble jamais loin et l’Apocalypse dans ce froid glacial peut intervenir à tout instant. Dans un univers quasi-cosmique, il est question de survie, celle du darwinisme social (la survie des plus forts), d’évolution et de chaine alimentaire ; mais il est aussi question d’existence : qu’elles soient collectives (Miller livrant une des plus belles séquences de l’année avec cette idée de suicide collectif) ou individuelles. Ainsi, mis à part les aventures de Mumble et de sa tribu, le spectateur suit en parallèle celles de Bill et Will, deux krills s’étant échappés de leur banc, philosophant (avec humour) sur la vie et cherchant une signification à leur existence ; qui sont-ils réellement ? Quels sont leurs rôles dans ce monde ? Les réponses à ces questions leur seront révélés lors des dernières minutes du récit, dernières minutes qui réussiront à lier ces deux intrigues parallèles. Comme l’explique Technikart, avec Happy Feet 2, Miller « fond l’héroïsme solo dans une symphonie collectiviste où l’union fait la force et peur déplace des montagnes… de glace ». Il faut l'avouer, le dernier long-métrage de Miller fascine par sa « simplicité » et les multiples facettes et interprétations que le spectateur pourra trouver tout au long du récit. On peut en être sûr, la dernière œuvre de Miller est, aux côtés de Rango, le film d’animation de l’année.

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