Tandis
que le premier volet d’Happy Feet s’intéressait
à la quête d’un seul être (rappelant pour certains Tolkien) et à la
compréhension (et l’assimilation) de sa différence, la nouvelle aventure de
Mumble (toujours réalisée par George Miller) propose aux spectateurs une
véritable histoire collective sur fond de fonte de glaces. Tout comme dans sa
saga Mad Max, la fin du monde ne
semble jamais loin et l’Apocalypse dans ce froid glacial peut intervenir à tout
instant. Dans un univers quasi-cosmique, il est question de survie, celle du
darwinisme social (la survie des plus forts), d’évolution et de chaine
alimentaire ; mais il est aussi question d’existence : qu’elles
soient collectives (Miller livrant une des plus belles séquences de l’année
avec cette idée de suicide collectif) ou individuelles. Ainsi, mis à part les
aventures de Mumble et de sa tribu, le spectateur suit en parallèle celles de
Bill et Will, deux krills s’étant échappés de leur banc, philosophant (avec
humour) sur la vie et cherchant une signification à leur existence ; qui
sont-ils réellement ? Quels sont leurs rôles dans ce monde ? Les
réponses à ces questions leur seront révélés lors des dernières minutes du
récit, dernières minutes qui réussiront à lier ces deux intrigues parallèles. Comme
l’explique Technikart, avec Happy Feet 2,
Miller « fond l’héroïsme solo dans une symphonie collectiviste où l’union
fait la force et peur déplace des montagnes… de glace ». Il faut l'avouer, le dernier
long-métrage de Miller fascine par sa « simplicité » et les multiples
facettes et interprétations que le spectateur pourra trouver tout au long du
récit. On peut en être sûr, la dernière œuvre de Miller est, aux côtés de Rango, le film d’animation de l’année.

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