dimanche 24 avril 2011

Pas de bug pour Jake.


Monsieur, c'est Baboulinet! Z'avez pas une cigarette?

Il m’est venu une pensée pendant la projection de Source Code. Et si ce dernier était la suite de Donnie Darko ? Un Donnie Darko adulte que l’on retrouverait dans un épisode digne de La Quatrième Dimension. Tout comme le premier film de Richard Kelly, Source Code joue parfaitement avec la notion de temps. Ici, pour que le personnage interprété par Jake Gyllenhaal retrouve l’auteur présumé  d’un attendant dans un train, le temps est retravaillé à l’infini. Le personnage principal (et d’une certaine façon, le spectateur) revient en arrière, stoppe le temps, recommence, encore et encore. Fascinant, tout comme cette narration réussissant à lier avec brio les deux (trois ?) réalités du film. Pour ce point, le film de Duncan Jones réussit là où Inception avait échoué. Cette réussite, le nouveau bébé de Jones la doit à un montage et une narration limpides, n’essayant jamais de perdre le spectateur en route, loin de la confusion du long-métrage de Nolan. De Souce Code se dégage un autre cinéma, celui des années 70, oscillant entre science-fiction et paranoïa, bien loin du cinéma geek de science-fiction envahissant les salles ces dernières années. Avec ce second effort, Duncan Jones frappe encore un grand coup après le beau et intimiste Moon. Le fils de monsieur David Bowie semble avoir un avenir radieux dans le monde du 7ème Art, et c’est tant mieux.

1 commentaire:

  1. J'ai pas pensé à Donnie Darko mais j'avoue que j'ai vraiment adoré Source Code pour plein de raisons et notamment les différents "niveaux de réalités" et surtout le dernier auquel on s'attend pas. Comme tu dis, c'est intelligent tout en étant facile à suivre et divertissant. Faut que je voie Moon!

    RépondreSupprimer