samedi 23 avril 2011

A Matter Of Time.



Il faut l’avouer, je n’attendais plus vraiment le dernier album des Foo Fighters après la déception du précédent effort, Echoes, Silence, Patience & Grace. Sûrement parce que In Your Honor, There Is Nothing Left to Lose et One By One avaient trop tourné dans ma chaine hi-fi par le passé. Les Foo Fighters, tout comme Deftones, représentent à peu près toute mon adolescence, des moments et des gens qui m’ont plus ou moins marqué et une meilleure amie qui relie à peu près tout ça, de la manière qu’elle peut. Alors quoi qu’il arrive, même en prenant des distances face à ces deux mastodontes de la musique rock américaine, je reviens toujours inexorablement vers eux, c’est comme ça. Une sorte de cercle vicieux. Revenir  la base, à l’essentiel. Je leur dois bien ça, avec Reznor et le vieux Bowie, ces types ont changé ma vision de la musique, il faut l’avouer. Passer trois jours à Seattle l’an passé fut quelque chose pour moi. Un pseudo pèlerinage sous la pluie, passant d’un quartier à un autre, je devenais le témoin (privilégié ?) de la magnifique diversité  que pouvait m'offrir cette ville, avec One by One dans les oreilles. Seattle, petite sœur (par l'âge), mais aussi grande sœur (par la taille) de Liverpool. Le nord-ouest de l’Angleterre et celui des États-Unis. C’était tellement évident quand on y repense.

Deux monstres. Dave Grohl d’un côté, Chino Moreno de l’autre. Deux hommes, deux idoles de jeunesse. Voilà, deux lads que j’admire toujours autant, même si rare maintenant sont les fois où je le déclare. Allez savoir pourquoi. Une chose est sûre, j’ai tort de me taire et de prendre de la distance envers eux. Il faut l’avouer. Et cela encore plus lorsque la bande à Grohl sort un nouvel album béni des dieux. Wasting Light (quel magnifique titre !) est d’une perfection rare, une bombe prête à exploser en plein concert. Ma première écoute de ce dernier bébé me rappela celle d’In Your Honor. Wasting Light oscille entre énergie, fraicheur et puissance. Trois éléments que l’on prend en pleine face à chaque nouvelle écoute. Quarante-neuf minutes de simplicité et d’efficacité. D’une certaine façon, ces types m’avaient manqué, cela semble faire une éternité. "You and what army, Arlandria, Arlandria?"

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