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| Monsieur, c'est Baboulinet! Z'avez pas une cigarette? |
Il
m’est venu une pensée pendant la projection de Source Code. Et si ce dernier était la suite de Donnie Darko ? Un Donnie Darko
adulte que l’on retrouverait dans un épisode digne de La Quatrième Dimension. Tout comme le premier film de Richard
Kelly, Source Code joue parfaitement
avec la notion de temps. Ici, pour que le personnage interprété par Jake
Gyllenhaal retrouve l’auteur présumé d’un
attendant dans un train, le temps est retravaillé à l’infini. Le personnage
principal (et d’une certaine façon, le spectateur) revient en arrière, stoppe
le temps, recommence, encore et encore. Fascinant, tout comme cette narration
réussissant à lier avec brio les deux (trois ?) réalités du film. Pour ce
point, le film de Duncan Jones réussit là où Inception avait échoué. Cette réussite, le nouveau bébé de Jones la
doit à un montage et une narration limpides, n’essayant jamais de perdre le
spectateur en route, loin de la confusion du long-métrage de Nolan. De Souce Code se dégage un autre cinéma,
celui des années 70, oscillant entre science-fiction et paranoïa, bien loin du
cinéma geek de science-fiction envahissant les salles ces dernières années.
Avec ce second effort, Duncan Jones frappe encore un grand coup après le beau
et intimiste Moon. Le fils de
monsieur David Bowie semble avoir un avenir radieux dans le monde du 7ème
Art, et c’est tant mieux.

J'ai pas pensé à Donnie Darko mais j'avoue que j'ai vraiment adoré Source Code pour plein de raisons et notamment les différents "niveaux de réalités" et surtout le dernier auquel on s'attend pas. Comme tu dis, c'est intelligent tout en étant facile à suivre et divertissant. Faut que je voie Moon!
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