lundi 10 décembre 2012

No Country for Cogan.





L’Amérique va mal, très mal : c’est ce que tente de nous expliquer Andrew Dominik dans son dernier long-métrage, Killing Them Softly. Entre film de gangster et réflexion sociale, le film du réalisateur néo-zélandais tente de proposer un point de vue personnel sur la situation des Etats-Unis années Obama. Malheureusement, les moyens utilisés par Dominik desservent complètement son message : entre les nombreux et incessants discours d’Obama ou Bush envahissant la trame narrative et alourdissant l’ensemble, Killing Them Softly ne convainc jamais et réussit même à achever le spectateur par l’intermédiaire du monologue final et excessif de Cogan. Jamais pertinent dans son discours et totalement lourdingue dans sa manière de démontrer les choses, le nouveau film d’Andrew Dominik lorgne constamment vers le cinéma des frères Coen en tentant de discourir sur l’Amérique. Mais contrairement aux grands Joel et Ethan, Dominik ne réussit jamais à convaincre avec ses effets roublards, et la violence exacerbée un brin jouissive tout comme la beauté plastique de certains passages ne réussissent jamais à cacher la pauvreté du scénario. Ainsi, Killing Them Soflty échoue lamentablement en tentant de se muer en une vision médiocre des Etats-Unis des années 2000. On lui préfèrera plutôt le bancal mais dynamisant God Bless America sorti récemment dans les salles.

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