La
presse a encore frappé. Le meilleur film d'espionnage de "tout
l'étang" (encore ?!) vient donc de sortir. C'est toujours la même
histoire, la même chanson, la même rengaine. Oubliez donc les Goldeneye,
la trilogie Bourne ou autre Casino Royale puisque la presse vous l’affirme:
le "meilleur" Bond, le meilleur film d’espion vient de sortir, avant
(qui sait?) qu'un autre lui prenne la place. Apparemment, ce Skyfall serait
selon la plupart un épisode à la fois intelligent, grandiose et sérieux. Oui,
mais non, pas vraiment. Malheureusement, et au grand dam des spectateurs
enthousiastes, le film se situe aux antipodes des bijoux du genre. En effet, le
nouveau long-métrage du britannique Sam Mendes ne raconte rien et tout comme
son surévalué American Beauty, brasse
du vent pendant un peu plus de deux heures. Creux, vain et sans ampleur dans sa
mise en scène et l’ « histoire » qu’il est censée raconter, le
film du surestimé Mendes adopte un ton à la fois poseur et extrêmement sérieux
venant singer les Batman de Nolan jusqu'au ridicule. Ainsi, le film échoue en
tentant de se faire une métaphore de notre monde: sans réels enjeux, usant de
lourdes métaphores ou de mauvaises symboliques, le film s'embourbe dans un faux
rythme, étirant son intrigue, s'appuyant la plupart du temps sur les dialogues
filmé sans intérêt aucun et mettant de côté les séquences d'action
spectaculaires. Il suffit simplement de comparer la ronflante séquence
d'ouverture à celle de Mission:Impossible-Ghost Protocol pour réaliser
le désastre artistique de ce Skyfall :
la seconde possédant plus d'idées, de folie et de rythme que ce dernier Bond. Une
chose est claire : l'aventure, l’espionnage et sauver le monde ne
semblent donc pas vraiment intéresser Mendes qui préfére la psychologie de
comptoir. Tant pis pour lui si le spectateur le laisse tomber une bonne
fois pour toute.

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