C’est
la vie d’un génie, du Quiet Beatle, d’un homme torturé. Une vie en 3h29 de
métrage. C’est à la fois pas grand-chose, mais ça peut-être beaucoup. Scorsese
n’oublie rien, ni personne et raconte tout, d’un Liverpool bombardé aux
aventures allemandes des quatre garçons dans le vent, en passant par les
tensions entre ces derniers et la mort du génie. George Harrison : Living in the Material World c’est donc la
grande histoire de George, mais, en parallèle c’est aussi celle des trois
autres membres du plus grand groupe du siècle dernier, entre insouciance,
révolution musicale, Beatlesmania et une fraternité qui se délite au fil des
années. Sa femme, Paul, Ringo, Clapton et les autres se remémorent le passé. Something, All Things Must Pass ou While
My Guitar Gently Weeps transportent le spectateur, narrent aussi (et à leur
manière) la vie d’Harrison et de ses proches, et nous donnent des indices
supplémentaires pour mieux comprendre ce génie. Mais outre l’univers musical du
musicien, c’est la partie spirituelle qui intéresse Scorsese. En effet, Living in the Material World fait la
part belle aux questionnements qui hantèrent Harrisson à partir de la vingtaine :
qui suis-je ? Où vais-je ? Le réalisateur américain se penche ainsi
sur la touchante et belle quête spirituelle d’Harrison, sa
recherche constante de Dieu, sa croyance en la renaissance et aux vies
antérieures, sa rencontre avec l’hindouisme et le Maharishi Mahesh Yogi. Living In the Material World se trouve
donc être une magnifique entreprise et, tout comme Here Comes the Sun, le documentaire de Scorsese se transforme au
fil des minutes en véritable voyage à la fois musical et spirituel. Touchant et émouvant.
« And in the end, the love you take is equal to
the love you make… »

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