C’était
lors d’un de ces nombreux samedi après-midi pluvieux à Liverpool, et les Reds
recevaient Wigan : Pennant débordait sur son aile, servait le grand Dirk Kuyt
qui finissait l’action d’une splendide volée, délivrant ses coéquipiers, Anfield
et la moitié de la ville d’un match rude et compliqué. Le hollandais volant se
transformait une fois de plus en sauveur, un des rôles qu’il appréciait le plus
lorsqu’il était sur le pré, entouré d’un Xabi Alonso ou d’un Gerrard. En quittant
la Merseyside pour Fenerbahce, Kuyt vient de laisser un grand vide sur le pré
des Reds, mais surtout (et c’est sûrement le plus important) de nombreux et
mémorables souvenirs. Cet homme de l’ombre jamais vraiment reconnu à sa juste
valeur, fut, à chaque fois un, des grands artisans des grandioses soirées de
Champions League ou des victoires sur les ennemis de Goodison Park ou d’Old
Trafford. Loin du tricotage et du superflu d’un certain Robben (son coéquipier
en sélection batave), le numéro 18 des Reds représentait la sobriété et l’altruisme.
Allant constamment droit au but, pensant avant tout à son équipe, Kuyt fut un
vrai modèle tout au long de ses six années passées à Anfield. J’ai, il faut l’avouer,
un peu grandi en le voyant évoluer sur le pré, en l’observant prodiguer
inconsciemment des valeurs proches de celles de Liverpool : des valeurs
faites de combativité, de fidélité et de courage. Pour cela, Dirk, je te
remercie. Oui, merci Dirk. Merci pour ces actions et ces placements ingénieux.
Merci pour ces courses effrénées, pour ce triplé contre Manchester, pour ce but
lors de la finale de la Carling Cup. Merci pour tes célébrations remplies de
joie après chaque but, pour l’euphorie que tu as pu procurer au peuple rouge et
au bonheur que tu as pu m’apporter. Bonne chance pour cette nouvelle aventure
avec Fenerbahce. You’ll Never Walk Alone.

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