lundi 9 avril 2012

Surréaliste.



Nous sommes à la fin de Titanic. Après avoir raconté son histoire à l’équipage de Brock Lovett, Rose rend son dernier souffle. Soudain, le temps s’arrête. Le présent et le passé ne font plus qu’un. L’héroïne de Cameron se retrouve de nouveau sur le paquebot et rencontre Jack qui l’attendait depuis quatre-vingts ans. Le spectateur est alors confronté à la fin d’un monde, la fin d’une vie (celle de Rose) qui se mue en rêve. A travers cette séquence, le spectateur le comprend mieux: Titanic est avant tout une bataille pour retrouver à la fois un temps révolu et les fantômes composant ce dernier ; un temps qui pourrait être à la fois fantasmé et rêvé par Cameron. Ainsi, le long-métrage du réalisateur américain prend des allures de songe, mais aussi de cauchemar éveillé : tout au long des trois heures de ce sublime opéra, de cette danse avec la mort et le destin, le Titanic se transformera en véritable machine de mort. Il est important de le souligner, redécouvrir Titanic sur grand écran prouve l’importance de ce dernier et de James Cameron dans l’histoire du cinéma : le long-métrage possède un storytelling flamboyant et une cohérence parfaite concernant l’enchainement des scènes qui font de lui une véritable leçon de narration. Il faut donc l’avouer, nos retrouvailles avec Jack et Rose sur grand écran se transforment en véritable expérience de cinéphile, une expérience complétement surréaliste. JC comme Jésus. JC comme James Cameron. Snyder et co peuvent aller se rhabiller.


2 commentaires:

  1. et dire que je n'ai jamais vu le film... Tu me donne envie!

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  2. Mais fonce! Si tu dois le voir, c'est sur grand écran!

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