dimanche 27 novembre 2011

Pour Lui.


Qu’on se le dise, le cinéma français n’est pas toujours à la ramasse. Son cinéma de genre peut même être à la fois efficace et passionnant. Philippe Haim et Fred Cavayé l’avaient prouvé (Secret Défense pour le premier, A Bout Portant pour le second) ; Frédéric Jardin le montre une fois de plus avec Nuit Blanche, « petit frère » du long-métrage de Cavayé. Entre une narration fluide et un montage serré, le rythme proposé par Jardin ne laisse jamais le spectateur se reposer sur ses lauriers : le film va de rebondissements en rebondissements pour ne jamais laisser le héros quitter la boite de nuit, ce qui en fait à la fois son originalité mais aussi sa faiblesse, l’histoire ne se reposant seulement que sur cette idée ingénieuse. 

Pendant un peu plus de quatre-vingt-dix minutes, Nuit Blanche rappelle parfois l’ouverture de Miami Vice ou la séquence de la boite de nuit de Collateral, deux œuvres de Michael Mann, mais deux œuvres qui ne cannibalisent jamais le film du réalisateur français. Excepté Mann, en utilisant des personnages renvoyant à des archétypes (le personnage de Julien Boisselier ou celui de Serge Riaboukine),  Frédéric Jardin s’amuse même à la fois avec les codes du genre et la culture personnelle du spectateur pour mieux servir son histoire. Ainsi, tout comme dans Drive ou Hanna, Nuit Blanche se veut une vraie volonté de faire du cinéma de genre, comme nous avions déjà pu le voir dans le cinéma de Cavayé ou dans Une Affaire d’Etat d’Eric Valette. Finalement, beaucoup parlait de La Proie comme le grand film de genre français de cette année, mais c’est plutôt vers Nuit Blanche qu’il faut dorénavant se tourner.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire