Avec
The Ides of March, la nouvelle œuvre
de George Clooney, le spectateur se retrouve face à une tentative de
ressusciter le cinéma américain des années 70 : un certain cinéma se
voulant à la fois engagé, de gauche et parfois ludique. Tandis que son précèdent
long (Good Night and Good Luck) était
une pure réussite, il faut avouer que The
Ides of March déçoit ; à la fois trop consensuel, mais aussi sans réels
profondeurs, ni véritables enjeux. Tout comme les républicains, le parti
démocrate américain serait donc lui aussi infesté de requins. Point barre. Et
alors ? Et alors, rien. Reste malgré tout la composition de certains plans
fabuleux (le personnage de Ryan Gosling, seul, perdu dans l’ombre d’un drapeau américain
géant) et le combat que se livrent l’ombre et la lumière tout au long du film.
Restent aussi Gosling et les deux briscards que sont Seymour Hoffman et
Giamatti. Le premier, avec Blue Valentine
et Drive confirme qu’il a tout d’un
grand. Les deux autres, entre charisme et dialogues savoureux, crèvent l’écran
et deviennent une des forces de The Ides
of March. Malheureusement, le dernier film de Clooney n’a ni la grandeur,
ni l’exigence ou l’utilité d’un All The
President’s Men, de Pakula. Une déception.
Mmh. Pas trop d'accord avec toi sur ce coup-là. Evidemment, je ne vais pas comparer ce film avec All The President's Men, ça ne m'était même pas venu à l'esprit.
RépondreSupprimerEnsuite, je t'avouerai que je n'avais PAS DU TOUT apprécié Good Night and Good Luck...
(Dans mes souvenirs c'est juste long et compliqué)
Donc oui The Ides of March est consensuel en plus d'être d'un classicisme terrible au niveau de la mise en scène. Mais il y a de l'humour, et peut-être que le message est un peu facile. Mais pour moi ça ne se résume pas à "le partie démocrate américain serait donc lui aussi infesté de requins". Mais plutôt comment la politique est faite, montée et démontée par la presse, de gens normaux, qui ont leurs défauts et qui a un moment donné, délaissent leurs idéaux et leurs principes pour le pouvoir. Bref, la vérité en fait, non? En plus, j'ai carrément mieux compris le système des "primaires" dans ce film que dans tout ce que j'avais pu entendre/lire/voir avant :p
Donc pas d'accord!
J'ai quand même eu le sentiment que pour Clooney, les primaires n'étaient pas vraiment un point clé de l'intrigue. Il ne se concentre pas vraiment là-dessus, c'est vite expédié au second plan pour laisser place aux "gens normaux, qui ont leurs défauts, et qui a un moment donné, délaissent leurs idéaux et leurs principes."
RépondreSupprimerEt c'est ça qui m'a gêné. Qu'ils délaissent leurs idéaux, qu'ils deviennent corrompus, c'est sympa, et alors? Que le personnage de Clooney se tape la stagiaire, c'est sympa, et alors? J'ai vraiment eu le sentiment que Clooney tentait de nous offrir un cours d'histoire/politique américaine complètement vain et mal construit.
Ah? Le film explique bien le système des primaires? J'ai raté un épisode! :)
Et alors? ça marche quoi. Le candidat formidable est un mec comme les autres qui déconne mais il reste un bon homme politique malgré tout. C'est juste l'histoire qui se répète et voilà. C'est pas un cours d'histoire c'est ptet plus une sorte de film qui t'explique que tu ne votes pas pour un homme (ou une femme ^^) mais pour les changements/décisions qu'il/elle sera capable de prendre. Et qui auront une bonne influence sur ta vie. Et oui c'est pourri derrière, mais ça c'est la nature humaine. Something like that?
RépondreSupprimerBon, j'ai ptet été loin en disant que c'était bien expliqué mais ça me parait un peu plus clair. (C'est à dire que tout le monde vote et qu'il peut y avoir des stratégies de gens d'un autre partie pour éviter qu'un candidat dangereux gagne, que certains états valent plus que d'autres (bon ça je le savais déjà) etc. Mais bon, moi, l'histoire des USA je l'ai "étudiée" qu'en anglais au lycée donc forcément, face à un master je ne fais pas le poids :p)
PS : ton blog essaye de me censurer, j'ai pas pu poster cette réponse hier soir!!
C'est surtout ce point que je n'ai pas apprécié. J'ai trouvé ça trop prévisible? Trop surligné? Et finalement, ce candidat, il n'est pas vraiment formidable quand on y repense. Pendant tout le film, j'avais le sentiment que Clooney nous le décrivait comme une horrible personne, et qu'il utilisait de gros effets pour nous le démontrer. J'avais vraiment ce sentiment que pour lui, les politiques se ressemblaient tous.
RépondreSupprimerBref. Par contre, je ne veux pas être pointilleux ou quoi que ce soit concernant tout le côté politique US que l'on peut trouver dans le film hein! Ce n'est pas du tout mon but! Et il est vrai que je trouvais intéressant le fait que l'action se passe en Ohio, ça démontrait aux spectateurs qui n'étaient pas au courant que dans certains états, même les républicains pouvaient voter lors des primaires démocrates. Ça peut pousser certains à plus s'informer!
Par contre, par contre, que Clooney, Léo ou Penn arrêtent de faire de la politique pour la politique, ce n'est pas vraiment leur métier. Qu'ils se consacrent avant tout au cinéma, ce serait mieux pour eux!
Concernant le blog, tu n'es pas la première personne à me prévenir, c'est... étrange!
Ok je comprends mieux ce que tu veux dire.
RépondreSupprimerOuais, c'est vrai que la mouvance "ciné politique, acteur riche engagé à gauche" est un peu lourdingue.
Bah!
Sinon, y a toujours Twilight :p
Oui, j'espère que ce problème ne sera pas récurent...