dimanche 30 octobre 2011

L'Aventure, c'est L'Aventure.


Il aura fallu l’audace d’un Zemeckis pour tenter de démocratiser cette ingénieuse idée de cinéma qu’est la performance capture. A l’aide de ces derniers films, que ce soit avec son grand Beowulf ou avec son ingénieuse transposition à l’écran du conte de Dickens, A Christmas Carol, le père de la trilogie Back to the Future tenta de démocratiser cette « technologie qui nous libère de la technologie » (selon Jamie Bell) et de poser les jalons, les bases de ce qui pourrait bien être le cinéma du futur. Ce que le spectateur trouvait dans les œuvres cités auparavant, il le trouve aussi dans The Adventures of Tintin : Secret of the Unicorn, le nouveau film de Spielberg, une pure réussite. Avec ces nouvelles aventures, l’innovation et l’imagination sont encore mises en avant. Ainsi, comme nous pouvions déjà le noter dans A Christmas Carol, la caméra se « libère » littéralement avec la performance capture, permettant à la caméra de Spielberg une plus grande liberté de mouvements. 


De ce fait, Spielberg s’amuse et offre à son public de fabuleux moments de cinéma : Une apparition de la Licorne des plus somptueuses en plein désert, un Milou tentant de venir en aide à son maitre, ou un plan séquence de cinq minutes à Bagghar. Il faut donc le voir pour le croire : chaque plan, chaque séquence fourmille de détails, d’idées folles (le générique d’ouverture étant un exemple parmi tant d’autres). L’œil se doit donc d’être des plus attentifs. En effet, il ne se passe pas une seconde sans que quelque chose ne vienne interpeler le spectateur, que ce soit au premier, au second ou à l’arrière-plan. Il faut l’avouer, ce Tintin-là est grand et magnifique visuellement parlant : une bande dessinée qui prend littéralement vie. Le long-métrage force l’admiration et repousse encore plus les limites et offre une nouvelle façon de penser le cinéma. 




            Mais il faut aussi reconnaitre l’énorme et fantastique travail d’adaptation réalisé par une dream team extraordinaire : Edgar Shaun of the Dead Wright (adulé par l’auteur de ces lignes), Steven Doctor Who Moffat et Joe Attack the Block Cornish. Ici, la fidélité au matériau d’origine n’est heureusement pas de mise et les trois artistes réussissent à ridiculiser la méthode utilisée par Snyder (les cases faisant offices de storyboard !) que l’on pouvait retrouver dans ses ridicules adaptations de Watchmen et 300. Adapter signifie trahir, les trois compères l’ont intelligemment compris et nous devenons témoins des évènements qui avaient lieu « entre les cases » des trois bandes dessinées. Ainsi, ces dernières ne sont qu’un simple point de départ : une histoire de Tintin « inédite » s’offre devant les yeux ébahis du spectateur. En retravaillant ces histoires, Wright, Moffat et Cornish ont réalisé un grand travail d’équilibriste, réussissant à agencer parfaitement chacune des séquences du film, tout en  donnant une fluidité à leur récit. Avec leur réécriture, The Adventures of Tintin : Secret of the Unicorn devient un rêve éveillé, un bijou d’adaptation cinématographique.


Avec son Tintin, le papa d’Indiana Jones rejoint les Wachowski brothers, Cameron ou Zemeckis dans ce que certains nomme « le cinéma du futur ». Une œuvre grandiose, foisonnant d’idées de cinéma pouvant rappeler les récents Speed Racer et Beowulf. Qu’on se le dise, grâce à The Adventures of Tintin : Secret of the Unicorn, le cinéma vient de rentrer dans ce qui pourrait être une nouvelle ère. Le 7ème Art a encore de beaux jours devant lui. Merci Spielberg. Merci Jackson.


2 commentaires:

  1. Moi, du cinéma du futur comme celui-là, je dis oui tout de suite!

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  2. moi je suis sûre que t'as kiffé le film parce qu'on été là avec guigui....héhéhéhéhéhé^^

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