Il
aura fallu l’audace d’un Zemeckis pour tenter de démocratiser cette ingénieuse
idée de cinéma qu’est la performance
capture. A l’aide de ces derniers films, que ce soit avec son grand Beowulf
ou avec son ingénieuse transposition à l’écran du conte de Dickens, A Christmas Carol, le père de la
trilogie Back to the Future tenta de
démocratiser cette « technologie qui nous libère de la technologie »
(selon Jamie Bell) et de poser les jalons, les bases de ce qui pourrait bien
être le cinéma du futur. Ce que le spectateur trouvait dans les œuvres cités
auparavant, il le trouve aussi dans The
Adventures of Tintin : Secret of the Unicorn, le nouveau film de Spielberg,
une pure réussite. Avec ces nouvelles aventures, l’innovation et l’imagination
sont encore mises en avant. Ainsi, comme nous pouvions déjà le noter dans A Christmas Carol, la caméra se « libère »
littéralement avec la performance capture, permettant à la caméra de Spielberg une
plus grande liberté de mouvements.
De
ce fait, Spielberg s’amuse et offre à son public de fabuleux moments de cinéma :
Une apparition de la Licorne des plus somptueuses en plein désert, un Milou
tentant de venir en aide à son maitre, ou un plan séquence de cinq minutes à
Bagghar. Il faut donc le voir pour le croire : chaque plan, chaque
séquence fourmille de détails, d’idées folles (le générique d’ouverture étant
un exemple parmi tant d’autres). L’œil se doit donc d’être des plus attentifs. En effet, il ne se passe pas une
seconde sans que quelque chose ne vienne interpeler le spectateur, que ce
soit au premier, au second ou à l’arrière-plan. Il faut l’avouer, ce Tintin-là
est grand et magnifique visuellement parlant : une bande dessinée qui
prend littéralement vie. Le long-métrage force l’admiration et repousse encore
plus les limites et offre une nouvelle façon de penser le cinéma.
Mais il faut aussi reconnaitre l’énorme et fantastique
travail d’adaptation réalisé par une dream team extraordinaire : Edgar Shaun of the Dead Wright (adulé par l’auteur
de ces lignes), Steven Doctor Who
Moffat et Joe Attack the Block
Cornish. Ici, la fidélité au matériau d’origine n’est heureusement pas de mise
et les trois artistes réussissent à ridiculiser la méthode utilisée par Snyder
(les cases faisant offices de storyboard !) que l’on pouvait retrouver
dans ses ridicules adaptations de Watchmen
et 300. Adapter signifie trahir, les trois
compères l’ont intelligemment compris et nous devenons témoins des évènements
qui avaient lieu « entre les cases » des trois bandes dessinées.
Ainsi, ces dernières ne sont qu’un simple point de départ : une histoire de
Tintin « inédite » s’offre devant les yeux ébahis du spectateur. En
retravaillant ces histoires, Wright, Moffat et Cornish ont réalisé un grand
travail d’équilibriste, réussissant à agencer parfaitement chacune des
séquences du film, tout en donnant une
fluidité à leur récit. Avec leur réécriture, The Adventures of Tintin : Secret of the Unicorn devient un
rêve éveillé, un bijou d’adaptation cinématographique.
Avec
son Tintin, le papa d’Indiana Jones rejoint les Wachowski brothers, Cameron ou
Zemeckis dans ce que certains nomme « le cinéma du futur ». Une œuvre
grandiose, foisonnant d’idées de cinéma pouvant rappeler les récents Speed Racer et Beowulf. Qu’on se le dise, grâce à The Adventures of Tintin : Secret of the Unicorn, le cinéma
vient de rentrer dans ce qui pourrait être une nouvelle ère. Le 7ème
Art a encore de beaux jours devant lui. Merci Spielberg. Merci Jackson.



Moi, du cinéma du futur comme celui-là, je dis oui tout de suite!
RépondreSupprimermoi je suis sûre que t'as kiffé le film parce qu'on été là avec guigui....héhéhéhéhéhé^^
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