Joaquin
qui pleure. Joaquin qui vomit. Joaquin qui rappe. Joaquin nu, prêt à faire
l’amour. Joaquin en furie. Joaquin en perdition. Détruit. Joaquin qui vampirise
l’écran. Lorsque l’acteur américain apparait, rien, ni personne n’existe autour
de lui. Pendant un peu moins de deux heures, Joaquin Phoenix joue Joaquin, ou
plutôt JP, un autre Joaquin Phoenix. Est-ce l’authentique ? Une autre
partie de lui-même ? Un personnage inventé de toute pièce ? Dans I’m Still Here, la frontière entre
fiction et réalité est floue. Où s’arrête la première ? Où commence la
seconde ? Et finalement, en quoi consiste réellement cette œuvre ?
Parfois vain, parfois étrange, ce mockumentary
signé Casey Affleck (c’est de cette façon que Phoenix définit le long-métrage)
peut décontenancer le spectateur. Ainsi, sans réel but, ni ligne directrice
précise, le film ne doit donc son salut qu’à son acteur principal. Avec l’aide
de son beau-frère, Phoenix prouve une fois de plus qu’il est grand. Sûrement le
plus grand talent de sa génération. Joaquin. Joaquin. Joaquin. Joaquin. La
seule raison de se plonger dans I’m Still
Here. Joaquin. Joaquin. Joaquin. Et plus rien.

ça a l'air vraiment bizarre. Mais bon, j'pense que je le verrai quand même un jour. J'imagine.
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