samedi 20 août 2011

Amsterdam



Avec son roman Amsterdam, le britannique Ian McEwan s’intéresse à l’Humain et à ses plus bas instincts. Dans cette intrigue rendant hommage à William Blake et plus particulièrement à son poème « A Poison Tree », McEwan offre à son lecteur une vision à la fois pessimiste et misanthrope de notre monde contemporain. Ici, l’ami devient facilement l’ennemi et faux semblants, immoralité, mensonges et meurtres sont rois. 

Il faut l’admettre, Amsterdam est un véritable tour de force. Les pages se tournent et l’étau se resserre, à la fois autour du lecteur, mais aussi autour des personnages. Tout comme avec un de ses précédents romans, On Chesil Beach, le britannique s’amuse avec la notion de huit-clos. McEwan est alors seul maitre à bord, s’amusant avec les lecteurs et ses personnages. Avec sa narration à la fois fluide et maitrisée et son rythme soutenu, l’auteur brouille les pistes, et l’incompréhension règne pour le spectateur et les personnages jusqu’aux dernières pages. Le puzzle littéraire prend son temps, se forme petit à petit jusqu’au climax final, jusqu'au duel faisant alors écho au fameux poème de Blake. Ainsi, tout prend son sens : dans le monde de McEwan, civilisation, primitivité et animosité ne font donc plus qu’un.

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