dimanche 10 juillet 2011

Cours, Hanna, cours.



Il va falloir s’y faire. Joe Wright est un cinéaste, un vrai ; pouvant passer du désastreux Pride and Prejudice au sublime Atonement. L’anglais le prouve une nouvelle fois avec Hanna, son dernier bébé. Aux antipodes de ses trois premiers films, Wright réussit à passer d’un style à un autre avec une facilité déconcertante. Hanna ressemble à un conte fantastique, invitant les frères Grimm ou Perrault sur grand écran, et nous rappelle même par moment la trilogie Matrix. Il suffit de voir Hanna s’évader d’une base secrète américaine pour s’en rendre compte ; la soundtrack des Chemical Brothers sublimant l’ensemble. Entre fantastique, action maitrisée (le plan séquence impliquant Eric Bana), course-poursuite et passage initiatique, l’anglais réussit à peu près tout ce qu’il entreprend. Hanna est à la fois original et élégant. Tellement rare que ce serait une erreur de s’en priver.

Et si Saoirse Ronan était la grande actrice de demain?

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