C’est
un fait, il est impossible de sortir indemne de Balada Triste de Trompeta. Le nouveau bébé de l’ibérique Alex de la Iglesia est un film
somme, un film sur le cinéma, mélangeant les genres. En effet, le réalisateur
les fait côtoyer, parfois en une seule et même séquence, ou même en un seul et
même plan, toujours pour les glorifier, et jamais sans interrompre la narration,
toujours avec brio. Balada Triste de
Trompeta est une véritable déclaration d’amour au cinéma de genre ;
déclaration où le spectateur peut apercevoir King Kong tutoyer le Batman de Burton
premier du nom lors de la sublime et inoubliable séquence finale. La dernière œuvre
de l’ibérique est aussi une lettre d’amour aux monstres, et Freaks, le bijou intemporel de Tod
Browning n’est jamais loin dans l’esprit du spectateur, tapi quelque part dans
l’ombre. Entre un nihilisme et un pessimisme rappelant Batman Returns, de la Iglesia raconte la rencontre entre la grande
Histoire (celle de l’Espagne de Franco), la petite et celle d’un certain cinéma :
le fascinant générique d’ouverture en est l’exemple le plus frappant. Avec Balada Triste de Trompeta, De la Iglesia
vient d’atteindre à la fois un palier, mais aussi le summum de son art. En
attendant son adaptation alléchante de La Marque Jaune. Un jour, peut-être.
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| Carolina Bang, une des grandes raisons de voir le nouveau de la Iglesia. |


Tout à fait d'accord sur le générique d'ouverture : dans ta face! Magistral.
RépondreSupprimer¡Se acabó lo de ser payaso!
Pfff, pis faire des passages dans El Valle de los Caídos quoi.
Et la musique.
Bref...