lundi 23 mai 2011

And you're my favorite flavor.


Playground Love

Il faut avouer que je ne m’y attendais pas du tout. Loin de là. Kiki couronnée d’un prix d’interprétation au Festival de Cannes, coiffant au passage Bérénice Béjo ou Tilda Swinton. Attendez, je tente de me relire. Béjo ? Swinton ? Oui, Béjo et Swinton. Non, je n’y crois toujours pas. A croire que le jury l’avait fait exprès, comme pour fêter les dix ans de ma rencontre avec ma belle. Tiens. Joyeux anniversaire Kirsten. Bravo et merci, non ? Ce fut elle qui, dix ans auparavant me procura mes premiers émois amoureux sur grand écran. La pureté, des cheveux dorés, Air et une certaine Sofia Coppola. D’un côté, ça aide. Ce fut Kirsten qui me fit comprendre à quoi mon « idéal » féminin devait ressembler, se rapprocher. Kirsten, c’est Lux ou une jeune fille se réveillant seule le matin suivant son bal de promotion. Seule au milieu d’un terrain de football américain, abandonnée par l’ado à qui elle venait de se donner la veille. Finalement, Kirsten était, est et sera toujours « my playground love. » Kirsten, c’est MJ Watson embrassant son Spidey sous la pluie. Kirsten, c’est Marie-Antoinette courant dans les couloirs de Versailles, avec The Strokes pour l’accompagner. Il y avait donc de la joie et de la fierté en la voyant brandir son trophée. De Sofia à Sam. De Gondry (sic) à Von Trier, en passant par Salles. Mince, déjà une décennie qui vient de s'écouler. Déjà.


Dix ans et un prix à Cannes. Le premier et sûrement le seul de sa carrière. Merci Lars.

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