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| Playground Love |
Il
faut avouer que je ne m’y attendais pas du tout. Loin de là. Kiki couronnée d’un prix d’interprétation
au Festival de Cannes, coiffant au passage Bérénice Béjo ou Tilda Swinton.
Attendez, je tente de me relire. Béjo ? Swinton ? Oui, Béjo et
Swinton. Non, je n’y crois toujours pas. A croire que le jury l’avait fait
exprès, comme pour fêter les dix ans de ma rencontre avec ma belle. Tiens.
Joyeux anniversaire Kirsten. Bravo et merci, non ? Ce fut elle qui, dix
ans auparavant me procura mes premiers émois amoureux sur grand écran. La
pureté, des cheveux dorés, Air et une certaine Sofia Coppola. D’un côté, ça
aide. Ce fut Kirsten qui me fit comprendre à quoi mon « idéal »
féminin devait ressembler, se rapprocher. Kirsten, c’est Lux ou une jeune fille
se réveillant seule le matin suivant son bal de promotion. Seule au milieu d’un
terrain de football américain, abandonnée par l’ado à qui elle venait de se
donner la veille. Finalement, Kirsten était, est et sera toujours « my
playground love. » Kirsten, c’est MJ Watson embrassant son Spidey sous la
pluie. Kirsten, c’est Marie-Antoinette courant dans les couloirs de Versailles,
avec The Strokes pour l’accompagner. Il y avait donc de la joie et de la fierté
en la voyant brandir son trophée. De Sofia à Sam. De Gondry (sic) à Von Trier, en
passant par Salles. Mince, déjà une décennie qui vient de s'écouler. Déjà.
Dix ans et un prix à
Cannes. Le premier et sûrement le seul de sa carrière. Merci Lars.

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