Quatre mois.
Quatre mois sans rien
écrire. Très peu de temps, trop de choses à faire à Whitworth. Trop d’occupations.
Et me voilà de retour à la maison, en France. Quatre mois, quatre mois laissant
ce blog dans un coma artificiel. Sûrement avais-je un peu moins l’envie, la
volonté.
Me voilà de retour. Le
passé et ses roller coasters. Avec L tout c’est finalement mal passé. Entre
disputes à répétitions, mensonges, (fausse) rupture. Il semblait que cette
dernière aimait les drames à répétitions. Cette volonté de toujours vouloir
tout façonner en tragédie. Malheureusement pour moi, j’y ai été attaché. Trop
même. Les adieux n’ont pas eu lieu. La fin de notre relation pourrait être un
résumé de nos mois passés « ensemble » : chaotique. Il n’y a pas de
haine ou quoi que ce soit en moi. J’ai parfois l’impression que cette fille
pourrait être tellement mieux, si elle ne se forçait pas à être quelqu’un d’autre.
Si elle arrêtait de jouer parfois un rôle, cachant qui elle est vraiment.
Il faudra l’avouer,
cette fille fut mon seul point négatif de mon expérience américaine. Le reste
fut un épanouissement culturel, personnel et relationnel. Mon colocataire et J
mes deux « black boys », A qui devint une amie proche, R le Suédois
ou B ma hollandaise. Quand je repense à cette dernière, je me dis tout le temps
que j’aurais tellement préféré qu’elle soit à la place de L; oui, B était à la
fois différente dans sa manière d’être, d’agir. B était belle à en tomber par
terre, et au fil du temps, au plus je me sentais mal à l’aise avec L, au plus,
je me sentais bien avec B. La Dutch girl et moi avions partagé une expérience
unique à Seattle, qui nous avait rapproché. Oui, Seattle, ville à des années
lumières de Spokane, que je considère parfois comme la sœur américaine de
Liverpool. Ses docks, son influences musicales, cette ambiance qui m’attirait.
L’architecture, les clubs auxquels nous sommes allés, cette sensation d’être
libre pendant un peu plus de trois jours. Tout cela vécu avec B, qui finit ce
séjour dans la plus grande ville de Washington, dans mes bras, à pleurer, de
joie, de tristesse. Elle qui avait le mal du pays à cette période de l’année.
Seattle nous avait fait du bien. Seattle, ma belle Seattle.
| Hollande. France. USA. Suède. |
Le passé qui ressurgit,
les souvenirs. Mon plus beau souvenir reste Michella aka Mic. Cela faisait
longtemps que je n’avais pas tissé des liens si forts avec une personne, avec
une fille, en si peu de temps. Depuis mon retour en France, un vide se fait
parfois plus ou moins ressentir, allant et venant, sans crier garder. Ce vide,
c’est son absence, sa joie de vivre, son enthousiasme, son rire. Toujours
prête à aider, toujours là pour vous. Rares là-bas étaient les personnes de son
genre. Dès mes premiers jours avec elle, ma méfiance naturelle s’était de suite
effacée, sans crier garde. Mic ne le sait sûrement pas, mais en trois mois,
celle qui un jour me présenta comme son « meilleur ami » a, dans un
certain sens, changé ma vie, sans qu’elle s’en rende compte.
Je me rappelle encore
de mon dernier jour à Whitworth. Deux semaines avant mon retour en France.
Courir pour prendre B une dernière fois dans mes bras, après l’avoir reconnu de
loin grâce à son écharpe rouge. La quitter. Pleurer dans les bras de Mic. Faire
un tour du campus enneigé, pour la dernière fois avec elle. « Max, I’m proud of you, of what you did »
me déclara blondie. Tout sonnait tellement juste et beau
venant de sa part.
Je me souviens de mon dernier jour à Spokane. L’aéroport, les pleurs. Mic, encore et toujours. Je ne voulais plus me séparer de ses bras. Je la regardais à la fois pleurer et sourire, m’expliquant qu’elle avait simplement mal aux yeux. J’avais cette sensation d’être à la place de Claire Fisher lors du final de Six Feet Under. Lui dire au revoir, et ne plus jamais la revoir, les revoir. Sûrement. Je déteste cette partie de la vie.
Voilà. Quatre mois sans écrire. Un retour dur en France. Un mémoire à écrire. Il faudrait que je poste plus souvent sur ce blog. Il faudrait.
Je me souviens de mon dernier jour à Spokane. L’aéroport, les pleurs. Mic, encore et toujours. Je ne voulais plus me séparer de ses bras. Je la regardais à la fois pleurer et sourire, m’expliquant qu’elle avait simplement mal aux yeux. J’avais cette sensation d’être à la place de Claire Fisher lors du final de Six Feet Under. Lui dire au revoir, et ne plus jamais la revoir, les revoir. Sûrement. Je déteste cette partie de la vie.
Voilà. Quatre mois sans écrire. Un retour dur en France. Un mémoire à écrire. Il faudrait que je poste plus souvent sur ce blog. Il faudrait.
PS : Ce morceau, Sprawl II (Moutains Beyond Moutains) d’Arcade Fire est sûrement un des morceaux que j’écoutais le plus lors de ce semestre américain. Je me surprenais, de temps en temps, à marcher dans le campus, l’album The Suburbs dans les oreilles. Oui, c’était sûrement l’album qui collait le plus à Whitworth et à ses alentours. "I need the darkness, someone please cut the lights."
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