On m'avait dit d'en profiter. Un semestre là-bas, c'était important, il parait. Voilà, je profite. Voilà, la suite du French man à Spokane. Je suis avec L depuis jeudi, my first American girl. L, contrairement aux françaises que j'ai pu connaitre fonce quand il s'agit de vouloir sortir avec quelqu'un. Depuis samedi dernier, L n'arrête pas de m'envoyer des messages. Alors, on décide de se voir, lundi, mardi ou mercredi. Malheureusement, L a trop de boulots (Faulker? Qui a dit Faulkner) ou alors, le French man ne peut venir. Mercredi soir: après plusieurs messages échangés, L me sort "I wanna kiss you, you're so shy that I'm gonna have to kiss you first". L était drunk, mais she meant it. Alors L veut vraiment me voir jeudi midi, et m'emmène dans une boulangerie française nommée "Le Petit Chat" (chat? miaou? Elle a gagné des points!). Voilà, jeudi, il est presque midi, et L et moi sommes ensemble, enfin, oui et non. Parce qu'il faut l'avouer, les relationships, ça n'a rien à voir avec la France. L'auteur de ces lignes l'a compris à ces dépends vendredi soir.
Enfin, L m'aime bien, même beaucoup. Mais L a plein d'amis garçons. Alors M (moi quoi, si vous suivez toujours) se demande, vendredi "Pourquoi moi? Pourquoi le Frenchy? Parce que je suis Frenchy?" "Non", me répond L, pas du tout, parce que le Frenchy est "cute, adorable, etc..." L envoie des textos sans arrêts (c'est une maladie chez les filles), et comme tout les Américain(e)s, L "hug" beaucoup (contrairement à nous). Et donc, L hug ses amis garçons. Sacrilège diraient certains, mais c'est comme ça. Alors, je prends mon mal en patience, comprenant la différence de cultures qu'il y a entre les US et la France.
Samedi soir: autre soirée, chez une de ses copines, S. Plusieurs verres de vin après, Sigur Ros, Coldplay et Phoenix s'enchainent, et voilà que LA discussion arrive. L comprend mes craintes, les différences entre nos pays. L me demande de lui faire confiance (pendant que sa colloc flirte avec un mec, alors que cette dernière sort avec mon pote P, l'anglais, l'autre "international), et me demande de ne pas flirter avec d'autres filles, que ça lui ferait du mal. L est belle, L est intelligente. Elle dévore les bouquins comme je dévore les films. Il est tard dans la nuit. Happy de N.E.R.D passe dans mes oreilles. Tout cela me fait penser à Liverpool. L veut rentrer chez elle. On passera la nuit à parler de moi, d'elle, de nos proches, de nos craintes, L se confie, j'ai parfois l'impression que quelque chose se passe. L est une fille bien. et j'ai peur de m'attacher, je commence à craindre le départ.
5 heures de sommeil. L'auteur de ces lignes doit maintenant écrire un papier de dix pages pour la semaine prochaine. Mais oui, je suis heureux.
Fait un hug à ton oreiller; ça te fera du bien au cerveau
RépondreSupprimerJe réfléchis trop, c'est ça?
RépondreSupprimerWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
RépondreSupprimerneed moar detailz pleaze
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