mercredi 6 octobre 2010

La solitude du Mark.

Vendredi 1er octobre. Il fallait dire que je l'attendais cette date. Mon premier Fincher aux USA. Vendredi 1er octobre, séance de 16.30. Alors voilà, c'est fait, je l'ai vu ce Social Network. Et il faut l'avouer, ce dernier tient ses promesses. Il y a toujours une certaine peur avec Fincher, je me demande toujours le moment où il se plantera en beauté, où il me décevra pour de bon. Et c'était le cas pour le dernier film. Un film sur Zuckerberg, fondateur du réseau social Facebook, oui, pas très connu quoi (humour humour). Tout ça me faisait peur, commet pourrait-il être inventif, comment dépasser toute cette folie sur facebook? enfin, comment réaliser un bon film là-dessus. Finalement, Fincher l'a fait, et quoi que l'on puisse dire, ce nouveau long-métrage, ce n'est pas vraiment sur le réseau social le plus fameux du monde:  enfin, oui et non. Fincher raconterait plutôt une tragédie de notre siècle, une fable du 21ème. Son film est alors un miroir de notre société et des relations humaines que l'on peut entretenir maintenant. Comment tout détruire autour de soi pour avoir "les pleins pouvoirs," entre trahison, solitude et amour perdu (ce dernier qui serait à l'origine de tout).  Par contre, la caméra de Fincher se fait un peu moins voir. Au revoir Fight Club, Panic Room, mais bonjour Zodiac. Dieu se met un peu dans l'ombre, se cache derrière le grand scénario d'Aaron Sorkin, (les dialogues sont extraordinaires, cf la séquence d'introduction) et prouve, encore une fois de plus qu'il est un grand directeur d'acteurs. JT, Jesse, Andrew sont parfaits.






En sortant de la salle, en repensant aux dernière secondes, il m'ait venue une idée: comme Benjamin Button, comme le personnage de Jake Gyllenhaal dans Zodiac, ou tout comme Pitt ou Freeman dans Se7en, Mark se retrouvera seul à la fin. Une solitude accentuée par la grande soundtrack de Trent Reznor et Atticus Ross. Voilà, je me rappelle qu'il y avait un personnage Fitzgeraldien, maintenant, j'en suis sûr, il y a un personnage Fincherien. Et comme dans chacun de ses films, Fincher approfondit son cinéma, ses thèmes et ses peurs. Oui, c'est ça un grand cinéaste. La solitude du Mark, la solitude de l'être.


PS: je suis tombé amoureux de Rooney Mara, pour de bon, c'est sûr.

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