mardi 30 août 2011

Big John is Not Dead.



The Ward, le dernier long-métrage du grand John Carpenter (toujours inédit en France), n’est pas le naufrage ou la catastrophe annoncé(e) ici ou là depuis plusieurs mois dans la blogosphère. Quelque chose de fascinant se produit même lors du visionnage de l’œuvre : parce que The Ward nous parait si « old-school », si « évident » dans la filmographie d’un homme de la trempe d’un Carpenter, le film nous parait presque anecdotique ; comme si ce dernier ne nous avait jamais « quitté ». Mais ce serait sans compter sur cette anecdote : Big John n’avait plus rien fait depuis le très moyen et mal-aimé Ghosts of Mars. Dix ans. Oui, Dix ans qui, pour beaucoup furent synonymes de traversée du désert, surtout si l’on omet les épisodes réalisés par le maitre pour le show Masters of Horrors. Dix années d’un silence à la fois fascinant et effrayant. Effrayant pour ses admirateurs qui pensaient sûrement son talent envolé. Fascinant parce que même si The Ward n’est pas le chef-d’œuvre qu’une certaine partie des fans de l’américain attendait fébrilement, ce métrage prouve que le talent du maitre n’est pas mort, contrairement à celui d’un Dario Argento. Loin de l’enfer du système Hollywoodien que Carpenter évite depuis tant d’années. Loin des franchises Saw ou des remakes d’œuvres horrifiques, le réalisateur réussit une série B d’excellente facture, peut-être sans réelles surprises, mais réussissant à créer à la fois une ambiance et une peur palpable sur l’écran. Et si le film vaut le coup d’être visionné, c’est aussi (et surtout) pour  son casting féminin, de la belle Lyndsy Fonseca à la grande et talentueuse Amber Heard, qui porte littéralement le long-métrage sur ses épaules. Je l’avais déjà écrit auparavant en ces lieux, mais cette jeune femme a tout d’une grande. 


C’est donc un fait. Carpenter, l’artiste, n’est pas mort et The Ward prouve aux spectateurs que l’américain a plus d’un tour dans son sac. Et en attendant son grand et vrai réveil (retour), le spectateur attendra sagement en visionnant les perles des rares réalisateurs pouvant prétendre rivaliser avec Big John : Lucky McKee, Christopher Smith ou Neil Marshall. Trois hommes malheureusement peu connus du grand public.

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