dimanche 24 juillet 2011

Piledriver Waltz.



Nous sommes à la fin de Norwegian Wood. Le héros, Toru, est au téléphone, au milieu de nulle part. Son interlocutrice lui demande où il se trouve. Sa réponse est à la fois évasive et forte, et fait écho à la sublime phrase finale de The Great Gatsby de Fitzgerald : "So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past." En y réfléchissant, tout le film rappelle la pensée ultime de Nick Carraway. Dans le film d’Anh Hung Tran, les personnages sont, tout comme Gatsby, piégés par le temps, qu’il soit passé, présent ou futur. Il faut alors choisir. Choisir de vivre ou de mourir. Pour Toru, cela équivaut à choisir entre Naoko ou Midori. Au fil des minutes, il se dégage de cette histoire d’apprentissage un spleen de toute beauté, aidée par la grandeur des images. Dans Norwegian Wood, se mélangent mélancolie, sensualité et perte d’innocence ; et Malick n’est jamais loin. Aussi beau qu’un morceau des Beatles.

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