Nous
sommes à la fin de Norwegian Wood. Le
héros, Toru, est au téléphone, au milieu de nulle part. Son interlocutrice lui
demande où il se trouve. Sa réponse est à la fois évasive et forte, et fait
écho à la sublime phrase finale de The
Great Gatsby de Fitzgerald : "So we beat on, boats against the
current, borne back ceaselessly into the past." En y réfléchissant, tout
le film rappelle la pensée ultime de Nick Carraway. Dans le film d’Anh Hung
Tran, les personnages sont, tout comme Gatsby, piégés par le temps, qu’il soit
passé, présent ou futur. Il faut alors choisir. Choisir de vivre ou de mourir. Pour
Toru, cela équivaut à choisir entre Naoko ou Midori. Au fil des minutes, il se
dégage de cette histoire d’apprentissage un
spleen de toute beauté, aidée par la grandeur des images. Dans Norwegian Wood, se mélangent mélancolie,
sensualité et perte d’innocence ; et Malick n’est jamais loin. Aussi beau
qu’un morceau des Beatles.

Rha, mais pourquoi j'l'ai raté! ><
RépondreSupprimer