jeudi 5 mai 2011

Un Royaume Australien.


Le roi du royaume, c'est lui. Pas de doutes.


Voilà, la claque que j’attendais est sortie. Il aura fallu attendre fin avril et attendre de voir Animal Kingdom sur grand écran pour la trouver. Bien sûr, Somewhere, La Proie ou Source Code étaient passés par là, mais cela ne suffisait pas. Non, j’attendais peut-être mieuxde 2011, et le grand prix 2010 de Sundance (sic) est finalement arrivé. Loin des derniers films tendances sortis de chez Sundance ces dernières années, le film de David Michôd ne déçoit pas. Le long-métrage se veut la chronique d’une famille de bandits australiens. Michôd nous donc fait rentrer dans la vie « banale » de ces personnages. Une vie délétère et corrompue où faire confiance aux membres de sa famille est la chose la plus dangereuse à faire. Animal Kingdom est une analyse froide, chirurgicale, rude et sans concessions de l’Australie contemporaine. Une Australie violente et cruelle, où la mort guette à chaque recoin. L’œuvre de Michôd se situe alors entre Les Sopranos (pour son aspect froid et sa narration) et le cinéma de James Gray (pour ses tragédies familiales). Entre sobriété et justesse, tout simplement.

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