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| Le roi du royaume, c'est lui. Pas de doutes. |
Voilà,
la claque que j’attendais est sortie. Il aura fallu attendre fin avril et
attendre de voir Animal Kingdom sur
grand écran pour la trouver. Bien sûr, Somewhere,
La Proie ou Source Code étaient passés par là, mais cela ne suffisait pas. Non,
j’attendais peut-être mieuxde 2011, et le grand prix 2010 de Sundance (sic) est finalement
arrivé. Loin des derniers films tendances sortis de chez Sundance ces dernières
années, le film de David Michôd ne déçoit pas. Le long-métrage se veut la
chronique d’une famille de bandits australiens. Michôd nous donc fait rentrer
dans la vie « banale » de ces personnages. Une vie délétère et corrompue
où faire confiance aux membres de sa famille est la chose la plus dangereuse à
faire. Animal Kingdom est une analyse
froide, chirurgicale, rude et sans concessions de l’Australie contemporaine.
Une Australie violente et cruelle, où la mort guette à chaque recoin. L’œuvre
de Michôd se situe alors entre Les
Sopranos (pour son aspect froid et sa narration) et le cinéma de James Gray
(pour ses tragédies familiales). Entre sobriété et justesse, tout simplement.

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