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| Cherche pas, t'as Thor. |
Ce
n’est un secret pour personne : depuis le début de l’aventure, les
productions Marvel oscillant entre humour gras et enjeux inintéressants m’ennuient
ferme. Dès le départ chez Marvel, le principal enjeu (et véritable problème)
fut le suivant : faire plaisir aux geeks de la planète en respectant les
œuvres d’origine, et ne pas se préoccuper du passage à l’écran. De plus, en
regardant ces productions Marvel, un autre problème saute aux yeux :
finalement, ces films ne seraient simplement que de grandes répétitions avant
le produit final devant arrivé en 2012, The
Avengers. Ce dernier, réalisé par Joss Whedon, doit ainsi réunir tout les
héros aperçus sur grand écran par le passé. De ce fait, les scénaristes tentent
donc tant bien que mal de lier les œuvres, donnant un lointain sentiment de
cohésion, un sentiment qui la plupart du temps flirte avec le chaos
scénaristique. Comme l’explique Favreau, « quand j’ai décidé de faire
brièvement apparaitre Nick Fury, ça c’est transformé en un contrat de neuf
films pour Samuel L. Jackson. Ainsi, ces petites décisions impulsives […] ont
des répercussions qui affectent l’ensemble des franchises ». Flatter le
geek au détriment des qualités cinématographiques, voilà le leitmotiv de Marvel
depuis maintenant quatre, cinq années. Nous sommes donc loin des Batman de
Burton ou du Hellboy de Guillermo del Toro. Thor, un autre grand nom des
Avengers, vient de faire il y a peu son apparition sur grand écran.
Réalisé par Kenneth Branagh, Thor semblait voué à l’échec. Contre
toute attente, le nouveau bébé Marvel ne déçoit pas comme avaient pu le faire
ses prédécesseurs. Le Branagh pourrait même deveni le film phare de la production,
rien que ça. Marvel en avait bien besoin avant l’arrivée de son Captain America l’été prochain. Hausser
le niveau n’était donc pas tant surhumain. En découvrant Thor, on comprend mieux ce qui intéressa Branagh : parcours
initiatique du héros, rapports conflictuels entre père et fils, jalousies entre
frères et traitres au sein de la famille royale. De loin, certains pourraient
penser à des thèmes chers à Shakespeare, l’idole de Branagh. Mais qu’on se le
dise, les thèmes ont beau rappeler le maitre anglais, le dernier long-métrage du Britannique n’est pas exempt de défauts, loin de là. La
partie terrienne du film sans véritables enjeux (et sans grands personnages
secondaires. Qui a dit Portman ?) déçoit et l’attaque du Destructeur en
est le parfait symbole. Branagh se montre alors beaucoup plus à l’aise pour
manier les enjeux cosmiques du royaume d’Asgard et alors certains moments
réussissent à tutoyer la perfection. C’est peut-être peu, mais assez pour
s’enthousiasmer, surtout lorsque l’on repense à Tony Stark urinant dans son
armure en 2010. En effet, Kenneth Branagh, celui que l’on avait désigné comme
le digne héritier d’Orson Welles (sic) vingt ans auparavant vient de réussir
une chose : rendre digeste et intéressant un film produit par la Marvel.
C’était loin d’être gagné. Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre
fébrilement l’arrivée imminente de mon héro Marvel préféré sur grand écran. Captain America sera un échec ou ne sera
pas.

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