lundi 11 avril 2011

"We can dance is you want to."


Wassup nigga?

Alors c’est comme ça. Je m’absente un peu devant mon poste de télévision, et j’apprends que la France découvre enfin Glee. Il aura fallu attendre deux. Ah ma France, toujours en retard. Don’t Stop Believing semble trouver une nouvelle jeunesse grâce à l’hexagone et certains kikoololz doivent déjà se prendre pour Finn ou Puke le matin avant de partir au collège ou au lycée. Merci W9 ou pas. « Ou pas » parce que finalement, il faut l’avoeur, regarder Glee en version française relève quasiment de l’exploit. Insupportable je vous dis. Comme si vous me demandiez de supporter Chelski (ou sea) pendant toute une saison entière. Découvrir Glee en vf ou comment s’étrangler en buvant son coca (un keuka pas light svp, merci).

Parce que oui, entre Glee et l’auteur de ces lignes ce fut le coup de foudre direct, le “love at first sight”. La première saison regorgeait d’idées inventives : des personnages à la fois freaks, décalés, marginaux et une narration parfaite, aidée par le choix des morceaux plus que pertinent. Finalement, ces derniers pourraient être même considérés comme un outil de narration, ne desservant jamais le récit. Une série feel-good qui d’un côté se moque et critique des valeurs de son pays mais qui d’un autre encense la (contre) culture de ce dernier. Œuvre hybride ou l’on glorifie à la fois Lady Gaga et Queen, Franck Sinatra ou Billy Idol. Œuvre importante sur l’adolescence américaine de ce début de millénaire, où l’on discute d’homosexualité, de sexe (les jeunes ados tombent parfois facilement enceintes), de racisme ou d’anorexie.

"Girl, girls, girls..."

La première saison touchait la quasi-perfection. Il fallait alors absolument suivre la seconde. A Spokane, la déception de cette nouvelle saison fut alors de mise pendant les cinq premiers épisodes, entre choix musicaux hasardeux desservant complètement l’histoire, et hommages complètement foirés. Britney Spears a sûrement dû penser au suicide et les fans du Rocky Horror Picture Show au hara kiri. Oui, j’ai (presque) pensé à cette solution. Cinq épisodes, et après la (très grosse ?) déception que fut la saison trois de True Blood, je ne pouvais continuer de cette façon. Non, il fallait m’éloigner de mon coup de cœur passé, pour un moment, avant d’y revenir un jour, pourquoi pas. Un retour précipité à cause d’ami(e)s conquis par la suite des évènements et la présence d’une nouvelle dans le cast : la belle et talentueuse Gwyneth Paltrow (se7en, you know what I’m talking about). Un sixième épisode vu aujourd’hui où Paltrow parle de la rehab de Lindsay Lohan à ses élèves et tout ça en espagnol. Nous retrouverons la même Paltrow déguisée en Mary Todd Lincoln, une façon comme une autre de rendre plus accessible l’Histoire à ses élèves. Tiens, l’inventivité semble avoir repris le dessus et lier Umbrella de Rihanna à Singin’ In the Rain reste sûrement un des meilleurs moments de ce début de saison. Don’t Stop Believing comme le chante le cast.

Des retrouvailles parfaites. La vie est belle, parfois. Et dans deux jours, dans ma salle de cinéma, j’aurai de nouveau onze ans. Tout ça à cause de l’arrivée de Craven et de son Scream 4. La mise en abyme, le whodunit, tout ça tout ça.

4 commentaires:

  1. Ben alors, faut régler la TNT sur VO et pis c'est tout! :p
    Alors, moi j'aime bien, mais j'sais pas, je m'attendais à mieux. Alors oui je ris et je chantonne, c'est vrai que c'est une série "feel-good" mais j'avais l'impression que ça serait plus révolutionnaire. Donc on verra si j'suis déçue ^^ Y a des chances pour que je le sois moins :)

    RépondreSupprimer
  2. Je pense que j'ai un souvenir très positif de ma rencontre avec Glee sûrement parce que je n'attendais rien du tout de cette série. Je sais pas si c'est compréhensible. J'étais assez étonné de me retrouver face à une œuvre comme ça.

    Par contre, ce que je peux reprocher aux auteurs, c'est le fait que certains personnages soient parfois trop en retrait et mériterait autre chose. Je pense à Artie ou Quinn par exemple.

    RépondreSupprimer
  3. Ouais si je comprends. Moi j'en ai tellement entendu de bien que je m'attendais à une révolution, donc du coup, cette année j'ai plus été scotchée par Friday Night Lights que par Glee mais bon, je ne déteste pas pour autant.
    C'est clair que certains persos sont sous-utilisés mais ptet qu'ils sont plus présents par la suite?

    RépondreSupprimer
  4. Plus ou moins. Britanny devient de plus en plus importante à partir de la saison deux, mais par exemple, Mercedes et l'asiatique sont toujours sous-utilisées, mais ça marche. Enfin, pour le moment!

    RépondreSupprimer