Cinq
ans. Il aura donc fallu cinq ans pour que la Fox se remette du désastreux X-Men : The Last Stand, troisième
volet de la franchise réalisée par le seul et unique Brett « Rush Hour » Ratner. Bien loin des
deux perles qu’avait conçues Bryan Singer. Deux volets où action et idée sociopolitiques
faisaient bon ménages, le second film tutoyant parfois même la perfection. L’ouverture
et le final de ce dernier en sont les exemples les plus frappants. Sans crier
garde, loin de la folie d’un The Dark
Knight, le nouveau volet des X-Men arrive, en juin pour être précis. Un quatrième
volet qui tentera de raconter les origines de la bande au professeur Xavier
sous fond de guerre froide. Un nouveau film loin de l’idée du reboot
(Spider-man… hum) dirigé par un homme passionnant : Matthew Vaughn, auteur
du récent Kickass, du fascinant Layer Cake et du beau et poétique Stardust. Un homme qui était à la tête
du troisième X-Men, avant de claquer la porte pour « diverges artistiques »,
un homme qui a réussi à réunir une belle bande d’acteurs devant sa caméra :
Kevin Bacon, Rose Byrne, la belle Jennifer Lawrence, mais surtout le talentueux
James McAvoy et le grand Michael Fassbender. En voyant les premières images et
le premier trailer, naquit un espoir qui semblait complètement perdu. Et si
Vaughn réussissait l’impossible ? Et si Vaughn arrivait à faire ressusciter
une franchise quasi morte ? J’aimerais répondre à cette question par l’affirmative
dans un peu moins de deux mois. De voir le trailer sur grand écran aujourd’hui
a fait ressortir à la fois le fan boy et le gosse de 14 ans qui sommeillaient en
moi et qui ne demandaient qu’une seule chose : se réveiller, se faire
réveiller par un type comme Vaughn. On a peut-être un nouveau grand faiseur, un
nouveau grand conteur, un hypothétique leader de la nouvelle génération. Hallelujah ?
Pourquoi pas, ce serait beau, tout de même.

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