mardi 24 août 2010

No country for old Nolan.

Cher monsieur Nolan, il ne fallait pas me chercher. Il ne fallait pas se la "jouer wesh" avec moi, comme dirait si bien Mlle C.L. Il faut comprendre monsieur Christopher (je peux vous appeler Christopher maintenant, après tout ce temps? Enfin, bref, je pourrais même te tutoyer!) ,que ces dernières années avec toi furent plus que délicieuses, me régalant de tes œuvres, et essayant de les défendre contre tes détracteurs les plus féroces (tu te rappelles des poèmes pro-Burton sur certains forums lors du tournage de TDK?). Alors voilà, après tout ce temps, il ne fallait pas me chercher. Il est vrai que tu avais mis la barre haute: enchainer The Prestige et The Dark Knight, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Tu te rends compte, tu avais réussi faire vibrer  le passionné de Batman qui était en moi pendant deux heures trente et des poussières devant TDK. Et tu avais réussi à le faire plus qu'une fois. 

Alors voilà mon petit Nolan, il fallait pas déconner avec la suite. Il fallait pas faire ton petit malin. Maintenant,, enfin, en juillet 2010 tout le monde t'adorait, te définissant comme un grand faiseur "intelligent" (mais finalement, ça rime à quoi d'être intelligent? Le nouveau Kubrick?), d'un homme qui arrivait à additionner si facilement l'action avec l'intellect. Back in the day, je me rappelle que deux frères (qui sont maintenant frère et sœur, il ne faut pas l'oublier) avaient réussi cet assemblage avec brio, avec perfection. Ces deux gars étaient tombés dans l'oubli après le second volet de leur trilogie. On se moquait d'eux (à tort), on parlait de philosophie de comptoir. En sortant de la projection de ton dernier film, tu sais le petit Inception, j'étais amer et déçu. Déçu par tant de lâcheté de la part d'une certaine presse qui avait craché sur la trilogie des Wachowski's brothers, mais qui "adorait" l'intelligence et la folie de ton histoire. L'intelligence? Parce que mêlé différentes religions, différentes cultures, parler de Platon  et de sa caverne, et d'autres de ses amis, ce n'est pas être un peu "intelligent"? J'étais dégoûté par ce public qui "n'avait jamais vu un film comme ça auparavant" (les mecs, ça, c'était en décembre 2009).  Ces gens-là  découvraient ENFIN le cas Nolan. Enfin, mais à la mauvais période. Voilà, maintenant, on ne pouvait jurer que par toi. J'étais déçu par plein de choses, par ton manque de sincérité, par cette manie de vouloir trop en faire, d'être faussement "intelligent". Tu sais, ce n'est pas parce que ton montage part dans tout les sens, que tu essayes de "perdre" tes spectateurs que tu as réussi ta mission. Ce n'est pas parce que tu essayes d'être quelqu'un de cérébral que tu l'es vraiment. A cause de ça, tu pourrais paraitre pour un petit prétentieux voulant faire des films vains aux yeux de ceux qui t'admiraient jadis, pour un homme se plaçant "au dessus" de ses spectateurs. Désolé Christopher, mais fallait pas déconner, fallait pas zapper les seconds rôles qui étaient tout aussi intéressants que celui de Cobb. Et puis, c'est quoi cette histoire "tragique" de mes deux?  C'est quoi cette façon à deux balles d'être froid? Non, Chris, fallait pas jouer avec moi. Vraiment.  Tes idées, tes personnages qui ne sont même pas voués à l'histoire racontée, c'est dommage. Et puis quoi encore? Faire de Sookie Stackhouse une fée? Ah bah si, pourquoi pas!

Bon, et puis mince, quand même, t'aurais pu proposer à Hugh Jackman de jouer dans ton film. Quoi, comment ça tu ne vois pas où je veux en venir? Mais si, tu me comprends très bien, arrête de faire ton faux, on sait très bien que tu as eu l'idée de ton film en buvant du Lipton Ice Tea. La preuve ci-dessous.






PS: Bon, la séquence de Paris était quand même géniale, tout comme cette idée des rêves dans les rêves.
PS 2: Ne déconne pas avec ton prochain projet, c'est une question de vie ou de mort. Le 20 juillet 2012 dans les bacs, euh non, dans les salles. Je serai là.
PS 3: Désolé pour le spoiler de True Blood, saison 3.
PS 4: J'espère que tu auras aimé mon billet d'humeur. Ou pas! 





3 commentaires:

  1. Bof, la séquence de Paris était limite moche (surtout les légumes qui explosent au ralenti! aha!)
    En tous cas, je suis globalement d'accord avec ta lettre et ça m'attriste.
    J'en reparlai avec mon frère hier midi, c'est quand même fou comme Le Prestige arrivait à piéger le spectateur de façon subtile. C'est aussi taré comment Nolan est habituellement bon pour conclure (alors que là...)
    Et c'est surtout atroce de faire miroiter autant de personnages intéressants et de nous fournir aucune émotion, aucun humour (à part quoi, deux blagues?), rien...
    Et j'en reviens toujours pas pour la pub Lipton !!

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  2. Les légumes explosant au ralenti est un détail que j'avais effacé de ma mémoire. Par contre, la façon dont le personnage de Page arrivait à s'amuser avec une telle facilité était assez intéressante.

    Concernant la conclusion, je ne comprends pas. La moitié de la salle était en folie. Quand je repense aux dernières secondes de TDK et cette lumière qui jaillit de nulle part, c'est mille fois plus symbolique et fascinant qu'une toupie.

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